Associação Brasileira de Antropologia

A- A A+


AUROVILLE

aire de recherche, ère de la quête du sens





1

La photographie illustre Auroville aujourd'hui. On observe l'éolienne du puits de Fertile camouflée par la végétation. Source : http://www.auroville.org/gallery/Giorgio_Molinari/1421.jpg



Marie Horassius

Doctorante en Anthropologie
École des Hautes Études en Sciences Sociales

 

Nouveaux débats...

L'anthropologie est une science récente et éminemment contemporaine. À son origine, elle étudiait des cultures et des peuples délimités et inscrits dans un espace spécifique. Les chercheurs, à l'heure actuelle, sont confrontés à de nouveaux sujets et de nouvelles pratiques qui doivent aussi être analysés par le regard anthropologique. Ainsi ai-je choisi le sujet d'Auroville : « communauté internationale » située en Inde du Sud (Tamil Nadu). Ce terrain me semblait être représentatif des enjeux contemporains face auxquels l'anthropologie et la recherche font front aujourd'hui. Ce champ de recherche est une science inscrite dans le monde et selon nous, engagée dans les grandes réflexions sociales. À quoi peut servir l'anthropologie si elle refuse aujourd'hui d'étudier le monde qui l'entoure et d'entrer dans les nouveaux débats ?

Auroville est camouflée par une intense végétation tropicale de 80 millions d'espèces végétales, que les résidents ont eux-mêmes replantés[1]. Lors de son inauguration la ville était avant tout désertique.

 

2

Auroville dans les années 70, arrivée des « pionniers » en bus. Source : http://www.auroville.org/environment/env_introduction.htm

L'état indien a confié à la « Mère »[2], son ashram[3] et une poignée de jeunes idéalistes, un terrain de 25km2, pour qu'ils y vivent et y construisent la « ville de l'Aurore », la « ville d'Aurobindo »,  communauté du futur. Aujourd'hui Auroville s'étant sur 19,63km2.

 

 

La Charte d'Auroville

Lue lors de l'inauguration en 1968

 

1. Auroville n'appartient à personne en particulier. Auroville appartient à toute l'humanité dans son ensemble. Mais pour séjourner à Auroville, il faut être le serviteur volontaire de la Conscience Divine.

2. Auroville sera le lieu de l'éducation perpétuelle, du progrès constant, et d'une jeunesse qui ne vieillit point.

3. Auroville veut être le pont entre le passé et l'avenir. Profitant de toutes les découvertes extérieures et intérieures, elle veut hardiment s'élancer vers les réalisations futures.

4. Auroville sera le lieu des recherches matérielles et spirituelles pour donner un corps vivant à une unité humaine concrète.

 

 

Bien que le gouvernement indien donne la priorité d'achat des terres d'Auroville aux aurovilliens, ceux-ci doivent les acheter, voire les racheter (jusqu'à plusieurs fois suivant les enjeux et les conflits territoriaux). Depuis 1975, Auroville est séparée de l'ashram. Le gouvernement indien après de longues années de procès, créa un acte qui fait depuis jurisprudence : « la Fondation d'Auroville » (1988 effectif en 1991). L'histoire de cet acte, de ce combat pour l'indépendance d'Auroville est très révélateur des nombreux enjeux, des soutiens et de l'idéal de la communauté. Mais nous n'aurons pas le temps d'en débattre ici, nous renverrons nos lecteurs à notre premier écrit : Auroville, aire de recherche, ère de la quête de sens. Ethnographie d'une utopie. (Thèse de Master, EHESS, HORASSIUS, 2012 : 72-83).

Auroville possède en moyenne 2300 habitants (dont 600 enfants). Sa population fluctue au cours de l'année et augmente graduellement depuis 45 ans (environ 2,3 % de croissance par an). Elle possède 49 nationalités différentes et cherche à créer « l'unité humaine » mais une unité « dans la diversité » pour reprendre la formule d'Aurobindo.

Auroville recherche principalement « le perfectionnement par le travail » (Karma Yoga) et le dépassement de la condition humaine dans une “union dans la diversité” » (le Yoga Intégral de Sri Aurobindo renvoie à une posture totalisante où le Yoga n'est pas qu'un exercice mais une manière « d'être au monde »).

Auroville est finalement très difficile à décrire. Elle est une ville sans l'être, une communauté où les résidents vivent dispersés en 96 'sous-communautés' (appelées aussi lieux-dits) plus ou moins résidentielles : une sorte de communalisme[4]. Elle est utopique en son essence, mais existe quelque part, elle est zone autonome temporaire (Bey, 2011) mais perdure depuis 45 ans, et, est activement engagée en Inde et dans le monde. Elle est cette « union des égoïstes » (Max Stirner, 1844) portée par un idéal de fraternité. Elle est oisive et hyperactive. Surréaliste et profondément embourbée dans les conditions humaines réelles. Humaniste et réfractaire. Elle est un peu tout cela, à la fois : anarchiste, bureaucratique, humble et mégalo...

Les premiers temps sur place, on m'évoquait sans cesse qu'ici : « il y a autant d'Auroville que d'aurovilliens. » Mon premier travail fut de redonner du sens à cette maxime. Qu'est-ce qui faisait le lien entre ces gens de tous âges, de tous pays et d'origines sociales variées ? Ils avaient pour la grande majorité décidé de rester et de vivre ici, alors pourquoi ?

J'ai alors entrepris d'étudier Auroville dans sa globalité. Tout d'abord : qui sont ses fondateurs ? Quels étaient leurs idéaux, leurs pensées et leurs projets pour la ville ?

En effet, leurs propos, leur grand concept font toujours « sens et puissance » —pour reprendre une expression de George Balandier—, aujourd'hui à Auroville. Nous avons mis en lumière trois notions qui nous semblaient primordiales à l'idéal aurovillien : l'utopie, la TAZ (Temporary autonomous Zone, Bey, 2011) et l'anarchie. Auroville s'est construite entre ces trois notions, tout en les englobant et en les dépassant, pour construire et réaliser un espace fondé sur une sorte d'idéologie du « chaos ordonné ». Et aujourd'hui encore, la ville est moins ordonnée par les groupes que par les projets individuels eux-mêmes. Nous reviendrons sur cette réflexion par la suite.

Pour comprendre ce terrain protéiforme, j'ai donc mis en lumière les grandes théories des fondateurs sur un syncrétisme des croyances entre l'occident et l'orient (principalement l'Inde et le néo-védantisme). Ce que l'on appelle les Nouveaux Mouvements Religieux[5] sont très représentés à Auroville. Néanmoins, ils sont concentrés sous une forme inconsistante et non-dogmatique. On parle alors ouvertement de faire son « yoga » à la place de « travailler sur soi», « d'énergie », de « force », de « communication avec les cellules » tout autant que des « lignes de forces » insinuées dans la matière, portées, entre autre, par le Master Plan[6]. Shiva, Krishna et Shakti sont autant présents dans les esprits que les notions de reiki, de zen, de nutrition, d'intelligence collective ou d'écologie.

Les notions de TAZ (zone autonome temporaire) et d'anarchie m'ont permis de comprendre ce qui était à la base du « contrat social » tacite entre les aurovilliens. La recherche d'une vie « douce et festive » (Bey, 2011) et la mise en avant de notions de responsabilité individuelle, de spiritualité humaniste et de liberté fondamentale. Ainsi, Auroville se veut un lieu dirigé vers l'avenir et « l'évolution de l'humanité », de nombreuses recherches sont entreprises pour faire avancer la « grande cause », autrement dit : de travailler pour « le divin » et le « développement supramental ».

 

4

 

Le Matri-Mandir. Source: http://www.auroville.org.

 

Les frontières qui séparent créativité et irrationnel sont poreuses à Auroville. Il y a ainsi des ingénieurs, des chercheurs, des psychologues, des cuisiniers, des artisans qui côtoient des maîtres yogi, des chercheurs « supra-mentaux », des dévots de mère et de Sri Aurobindo. Tout cela est évidemment loin d'être en parfaite harmonie mais tout du moins ils se respectent et se fréquentent dans une bonne entente.

Enfin pour comprendre Auroville, il ne fallait pas considérer que les idées : il y a aussi son histoire. Mon second chapitre reprend l'histoire de la construction de la ville. Ses premiers enjeux : la reforestation, l'eau, le Matri-Mandir, les champs, l'éducation, la division des tâches. Puis la lutte pour son indépendance en 1975, les soutiens du gouvernement indien (parfois très hauts placés tels que ceux donnés par Indira Gandhi, JRD Tata et Kireet Joshi). À présent, il y a du bois, de l'ombre, des champs, des fermes, des logements confortables, une administration et une protection continue du gouvernement. Mais de nouveaux enjeux les accablent : la gestion de la communauté, des biens matériels, des déchets, de l'eau potable et des eaux usées, le logement, l'économie, la politique...

À être trop bureaucratique, la ville s'étouffe en administratif, se noie sous les documents, sans prendre le temps de construire une base de données unifiées. Les groupes qui jusqu'alors étaient rotatifs,— comme je le décrivais il y a encore trois ans,— s’affichent aujourd'hui sans vergogne avec une rigidité certaine. Ils essuient le mépris des résidents mais rétorquent en leur renvoyant leur propre inaction, leurs désintérêts pour l'organisation de la ville. « Une anarchie divine » qu'ils avaient dit ! « Une bureaucratie managériale par l'expertise » à ce que l'on voit...

Mais ce que nous observons aujourd'hui, n'est pas une fin, ce n'est pas un chaos non plus ; c'est simplement une crise. 

Ainsi, à ce désintérêt pour les grandes questions politiques et économiques ou plus simplement organisationnelle, la ville et ses résidents réagissent par des actions locales. Au global on réagit local, aux grands groupes on répond par les initiatives personnelles. Quitte à ce qu'elles soient avortées, fructueuses ou infructueuses, solitaires ou supportées. Un peu à l'image de la cité idéale de P.M. Bolo'Bolo, où le monde est formé en une multitude de microsociétés coexistantes mais autonomes, libertaires et spécialisées. C'est un peu cela qu'on observe à Auroville : une multitude de lieux de vie, avec pour chacun une spécificité particulière (fermes, jardins, écoles...), tenue par l'autorité morale d'un des fondateurs de l'endroit.

C'est toutefois, cette « force » qu'a cet endroit où « on peut faire », où la créativité se lie à la folie (parce que tout projet impossible peut contenir une myriade de bonnes idées) et « tant qu'on n'essaie pas, on peut pas savoir ! ». C'est cet esprit de sérendipité, cette volonté de faire, de créer du lien qui garantit la pérennité de la communauté, même si de prime abord cela paraît précaire. «  C'est un endroit superbe quand tu ne te laisse pas tromper par sa superficialité » m'a-t-on répété.

Auroville est nourrie, grandie, supportée par le flux incessant de volontaires, de stagiaires, de chercheurs et de travailleurs qui foulent son sol et s'investissent dans ses projets. Ce sont eux, la vraie source de vie d'Auroville : cette « jeunesse »[7] qu'on n'écoute pas mais qui se bat quand même. Oui Auroville vieillit. Mais elle n'a en même temps jamais été si jeune, si résistante, si effervescente et si engagée dans des enjeux contemporains mondiaux.

À présent, pour ce second travail de recherche, que pouvons-nous étudier ? Selon nous, nous n'avons pas réellement changé d’objectif. Auroville est un exemple concret des nouveaux débats technologiques et éthiques portés par les grandes contestations de ce monde. Elle est aussi un berceau d'expériences sur les enjeux d'éducation, de nouveaux systèmes écologiques, économiques, politiques, sur les recherches de nouvelles spiritualités, etc... Les enjeux qui se déroulent là-bas, nous donnent du grain à moudre pour comprendre ce qui est revendiqué ici. Mais sans que nous ayons le pouvoir politique d'en débattre et encore moins, de les appliquer.

Comme à Auroville, quand le pouvoir se crispe, les projets individuels fleurissent. On ne compte plus aujourd’hui en France, les entreprises individuelles et associatives sur la permaculture, la démocratie participative, les ruches à entreprises, les groupes d'économie collaborative, de systèmes alternatifs et de débats sur les « transitions ».

 

5

Croisement du Youth Camp (La voiture renversée). Source: http://www.auroville.org.

 

 

 

 

Auroville est selon nous, un espace cloisonné, à taille humaine, où nous pouvons matériellement et temporellement comprendre comment ces éléments sont incorporés, expliqués puis mis en acte, dépassant les limites du pouvoir et s'engageant à travers une forme anarchique, d'un chaos organisé (ou comme dirait Evans-Pritchard d'une « anarchie ordonnée ») porté par des projets individuels, subjectifs, qui tendent à s'unir. Les « armes des faibles » dirait James Scott (1987), une action possible seulement dans les « marges de manœuvre » du pouvoir, mais des armes de résistance malgré tout.

 

« Les utopies sont des vérités prématurées ». Lamartine

          

Ainsi nous cherchons à comprendre l'idéel de la communauté (Godelier, 1984). Je cite cet auteur, non par pure filiation intellectuelle mais principalement pour la « performativité » de cette notion. Godelier définit en ces termes ce qu'il nomme dans son ouvrage homonyme : L'idéel et le Matériel.

[...] On peut donc avancer que la part idéelle de tout rapport social, c'est d'abord l'ensemble des représentations, des principes et des règles qu'il faut mettre en actions consciemment pour engendrer cette relation dans la pratique sociale, individuelle et collective. (1984: 222)

Plus simplement ce sont les idéaux, les représentations qui sont mis en œuvre dans la matière ou dans la relation à la matière. Les idées construisent le monde et façonnent les individus qui y vivent. Il y a une « réalité des idées », l’idéel façonne le matériel et le matériel se pense à travers l’idéel.

En effet, pourquoi des personnes décideraient-elles de travailler plus « dur », dans des champs, des chantiers, de vivre sans électricité, sans eau, si ce n'est par idéal. Parce que les idées, le sens qu'elles donnent aux choses et à leurs actions est de loin plus important que la contrainte d’exécution. Les idéaux qu'ils se sont donnés d'atteindre, leurs permettent de croire que l'impossible est la porte ouverte aux bonnes idées. Ainsi reviennent les notions de « sobriété volontaire », de travailler « de ses mains », un désir de vivre une vie « douce et festive », « une vie consciente du monde qui l'entoure », humaniste, solidaire, imaginative, heureuse et non culpabilisée. Faite d'actions et y compris d'actes manqués.

Nous ne pouvons pas nous contenter d'une vision panoramique sans prendre en compte l'épaisseur, les réalités des rapports sociaux. L'absence d'Etat, le désintérêt pour le politique amènent la construction de nouveaux lieux collectifs, de nouveaux réseaux de solidarité. Laplantine évoque l'entrée d'une « inter-subjectivité démocratique » pour définir les relations interpersonnelles dans le monde contemporain. Ce sont finalement, ces enjeux que nous cherchons à capter, à analyser et à comprendre. Et peut-être comme le suggérait David Graeber, finalement :

Observer ceux qui créent des alternatives viables, essayer de comprendre qu'elles peuvent être les implications plus large de ce qu'ils font déjà, et offrir ensuite ces idées non comme des prescriptions, mais comme des contributions ou des possibilités, comme des dons. (Graeber, 2006: 22)

 

Bibliographie indicative

BEY H.2011.T. A. Z. The Temporary Autonomous Zone. Ontological Anarchy, Poetic Terrorism, Autonomedia Anti-copyright, 1985.

_____. 1991. Zone Interdite. Carnets : L’Herne.

EVANS-PRITCHARD E. E. 1994. Les Nuer. Description des modes de vie et des institutions politiques d’un peuple nilote. Paris : Gallimard.

FERREUX M.-J. 2000. Le New-Age : Ritualités et mythologies contemporaines. Paris : L’Harmattan.

_____. 2001. « Le New-Age, Un « nouveau monde » cybersacré ». Socio-anthropologie, 10.

GARNOUSSI N. 2007. De nouvelles propositions de sens pratiques dans le domaine de  l’existentiel : étude sociologique de la « nébuleuse psycho-philo-spirituelle. Rapport de thèse, Sous la direction De Jean Baubérot. École des Hautes Études en Sciences Sociales.

GODELIER M. 1984. L'idéel et le matériel : pensée, économies, sociétés. Paris : Fayard.

GRAEBER D. 2006. Pour une anthropologie anarchiste. Montréal : Bibliothèque et archives du Canada, ed. Lux.

HERVIEU-LÉGER D. 2001. La Religion en miettes ou la question des sectes. Paris : Calman-Lévy. Coll. « Essai Société ».

 _____. 2010. « Le partage du croire religieux dans des sociétés d'individus ». L'Année sociologique, 60(1) : p. 41-62.

HORASSIUS M. 2012. Aire de recherche, Ere de la quête du sens. Ethnographie d'une utopie. Thèse de Master, sous la direction de Jean-Claude Galey. École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris.

INCONNU. 2004. La Bhagavad-Gita. Traduction d’Émile Sénart. Paris : Les Belles Lettres.

KROPOTKINE P. 2010. L’Entr’aide : un facteur de l’évolution. Paris : Éditions du Sextant. Collection les Increvables.

P. M. 1998. Bolo'Bolo. Paris: Ed. De l'Eclat.Coll. Premier secours.

SCOTT C. J. 1987. Weapons of the Weak:Everyday Forms of Peasant Resistance. London: Yale Univ Press.

SRI AUROBINDO. 1960. The Life Divine. Pondicherry: Sri Aurobindo Ashram Trust.

_____. 1990. The Synthesis of Yoga. Wisconsin: Lotus Press, Twin Lakes.

_____. 2003 [1972]. Le Cycle Humain. Sri Aurobindo Ashram Trust.

STINER M. 1845. L'Unique et sa propriété. Paris : Editions de la Revue Blanche.

 

Marie Horassius

Doctorante en Anthropologie
École des Hautes Études en Sciences Sociales

 

 


[1]              Les Auroviliens ont planté quelques 10 millions d'arbres en 45 ans, le reste a poussé à la suite.

[2]                Mirra Richard (1878-1973), née Mirra Alfassa (Blanche Rachel Mirra Alfassa) dites « La Mère », parèdre de Sri Aurobindo et directrice de l'ashram dès 1926. Elle fonde Auroville en 1968.

[3]             Un ashram représente un lieu isolé, un ermitage (ou plus récemment une 'école') destiné aux exercices spirituels et où le guru vit avec ses disciples. L'ashram de Sri Aurobindo est situé à Pondichéry et est toujours actif aujourd'hui. Il comprend deux parties : l'école et le lieu de retraite spirituel.

[4]             Voir P. Kropotkine dans Entr'aide puis plus précisément : Aurobindo dans Le Cycle Humain.

[5]             En ce qui concerne les Nouveaux Mouvements Religieux (NMR) voir D. Hervieu-Léger, F. Champion, N. Garnoussi M.-J. Ferreux, ou encore N. Luca.

[6]             Le Master Plan est la planification urbanistique d'Auroville. Tout d'abord proposé par Roger Angers (l'architecte désigné par « Mère »), le Master Plan subit aujourd'hui quelques transformations, lié aux réalités hydrologique, topologique, etc... Toutefois la forme en Galaxy est maintenue.

[7]             Je parle principalement des « jeunes » de 25-40 ans, appelé aujourd’hui « jeune » plus par dénigrement que par réelle catégorie d'âge. Sur cette question voire La jeunesse n'est qu'un mot,PierreBourdieu, 1978.

 

Novas Pesquisas - Blog

 

SENTIDOS DE JUSTIÇA, REPRESENTAÇÕES DE PODER E FIANÇAS NA POLÍCIA CIVIL DO RIO DE JANEIRO


Marcus Cardinelli

Museu da PCERJ. Créditos: Cyro A. Silva



Marcus José da Silva Cardinelli

Mestrando em Antropologia Social
Universidade Federal Fluminense
Bolsista CAPES




Proponho uma reflexão sobre as representações de poder que são construídas nas delegacias da Polícia Civil do Rio de Janeiro (PCERJ), especialmente pelos seus delegados. Ao longo do estudo que venho realizando, percebi que, geralmente, eles exercitam esse poder através da interpretação/classificação de determinado fato dentro de certas categorias jurídicas. Como pondera Bourdieu, o direito legal costuma ser chamado a contribuir para racionalizar ex post decisões em que não teve qualquer participação (Bourdieu 1989: 224). Ao mesmo tempo, o direito é uma forma de ver o mundo acompanhada de um conjunto de práticas que essa própria forma de ver o mundo impõe (Geertz 2012: 186).

Read more...

 

PROBLEMAS ENTRE REGRAS E AFETOS


versões sobre casar certo e casar errado e os muitos jeitos de ser ticuna [1]

 



Patrícia Carvalho Rosa

Doutoranda em Antropologia Social
Universidade Estadual de Campinas
Bolsista CNPQ



- Para saber como se casa e porque falamos tanto disso é bom escutar a história contada nas palavras dos antigos (ore) para conhecer como as regras dos clãs nos ensinaram a casar bem (...) para tentar acabar com os males do mundo feitos pelos womachi (incesto). Com essas histórias você saberá como apareceu o povo Ticuna de hoje (...) escutará porque moramos num mundo (na’ane) de perigo (nakügü), agora longe de nossos ancestrais que o criaram. Já foi tempo, a gente conhecia só as regras dos antigos. Tempo vai passando, mundo vai crescendo, ganhando gente e lugares (...) fica mais do’one (instável). Agora as palavras dos antigos estão todas misturas com outras palavras e histórias. Isso faz novos saberes sobre o mundo. (...) Já não vivemos num território só dos parentes. Hoje tem muitos tipos de gentes, muitos jeitos de ser indígena. Por isso esse problema nas negociações de casamento. Cada pessoa vê isso de um jeito. Casa-se como antigamente, mas também casa-se agora com outras regras, pois têm os sentimentos, os jeitos das pessoas, outras preocupações dos que se casam. (...) Alguns dão o golpe na cultura, não casando ou trazendo para a comunidade outros jeitos de casar. (...) Não é ruim, não. Mas tem que cuidar. E tem que saber também das histórias desse tempo presente, para saber de onde vem esses outros saberes (...) como se misturou tudo. São essas misturas de saberes, de pensamentos que agora nos fazem pensar o que é casar certo e casar errado. Esses jeitos de casar e de ser ticuna vêm das misturas das regras dos clãs e também dos sentimentos das pessoas em casar com quem elas querem, do jeito que elas querem, dependendo dos interesses e do jeito que a pessoa foi criada, que tá no mundo. Ai casar certo e casar errado pode ser várias coisas, depende de quem te contar. 

Read more...

 

INTERCÂMBIOS ESTUDANTIS

dinâmicas migratórias contemporâneas e o (re)pensar antropológico

 

 

Leonardo Francisco de Azevedo

Mestrando em Ciências Sociais
Universidade Federal de Juiz de Fora
Bolsista CAPES

  

Pensar em dinâmicas migratórias contemporâneas requer, das ciências sociais, um alargamento de diferentes categorias que tradicionalmente nos serviram para explicar as diferentes formas de deslocamento existentes.  Sobretudo em contexto de globalização crescente, outros desafios nos são apresentados para serem melhor compreendidos e explicados.  A presente pesquisa se dispõe a investigar um tipo específico de migração, cada vez mais comum mundo afora: estudantes universitários em intercâmbio. Para tal, tenho como interlocutores intercambistas da Universidade Federal de Juiz de Fora (UFJF), que viajaram entre os anos de 2013 e 2014. A UFJF lança, anualmente, o edital de intercâmbio da própria universidade, referente aoPrograma de Intercâmbio Internacional de Graduação (PII-GRAD), a partir de convênios da própria instituição com universidades estrangeiras. Este programa contempla apenas alunos de graduação da UFJF, sendo que o estudante parte para o intercâmbio no segundo semestre do ano letivo brasileiro, ficando no mínimo um semestre na universidade estrangeira, mas podendo estender este período por até um ano. Com vistas a acompanhar todo o processo de seleção, preparação, o intercâmbio em si e o retorno, optei por acompanhar alunos que concorreram ao edital PII-GRAD no ano de 2013. Estes estudantes realizaram suas viagens concomitante à minha pesquisa de mestrado, o que me permitiu acompanhar todo o processo.

Read more...

 

MUSEU, OBJETOS E OS DIFERENTES TEMPOS CONFLUENTES

 

 

Fachada do Museo Nacional de Antropologia de Madrid 
Fachada do Museo Nacional de Antropología de Madrid. Créditos de todas as imagens: Renata Montechiare



Renata Montechiare

Doutoranda em Sociologia e Antropologia
Universidade Federal do Rio de Janeiro
Bolsa Capes



Museu, objetos e os diferentes tempos confluentes trata-se de uma síntese para pesquisa de doutorado em andamento. Resume o que parecem ser pontos centrais para compreender o que faz o Museo Nacional de Antropología de Madrid (MNA) apresentar-se como guardião das referências de um suposto universalismo cultural determinado por um tipo particular de museu do homem, através dos objetos que exibe.

Read more...

 

 

A RELIGIÃO NO CALENDÁRIO OFICIAL

notas acerca da regulação de feriados no Brasil
 

 

Izabella Pessanha Daltro Bosisio

Mestra em Antropologia Social
Universidade Federal do Rio de Janeiro

 

 

A proposta deste texto é apresentar alguns apontamentos decorrentes da pesquisa realizada para a minha dissertação de mestrado[1], a qual procurou mapear o lugar da religião no calendário oficial brasileiro, tomando como ponto de partida a regulamentação da instituição de feriados no país. Este foi o lugar estratégico escolhido para explorar as questões que envolvem os entrelaçamentos entre Estado e religiões no Brasil.

Read more...

ENUNCIAÇÕES, INTERVENÇÕES E TENSÕES

a experiência de engajamento em coletivos vinculados à população em situação de rua em Porto Alegre/RS

 

 

bruno fernandes - 1. o incio da noite no viaduto otvio rocha

O início da noite no viaduto Otávio Rocha, Porto Alegre-RS, 2014. Foto do autor.

 

 

Bruno Guilhermano Fernandes

Graduando em Ciências Sociais
Universidade Federal do Rio Grande do Sul
Bolsista de Extensão e Pesquisa do Departamento de Antropologia da UFRGS


Patrice Schuch

Professora de Antropologia
Universidade Federal do Rio Grande do Sul

 

 

Neste texto, à luz do trabalho etnográfico, pretendo expor reflexões em torno da experiência, em andamento, de análise e de engajamento nos projetos e coletivos vinculados aos circuitos sociais heterogêneos de atenção à chamada população em situação de rua, em Porto Alegre/RS. Situado na interface entre a Antropologia do direito e da política, este estudo tem como foco a análise de discursos, interlocuções e tensões envolvidos nos processos de engajamento, crítica e de contestação vinculados à mobilização política, reivindicações de direitos e à relação com as tecnologias de governo em torno da vida, por parte desse segmento populacional. 

Read more...


ENTREMEANDO POSSIBILIDADES INFINITAS

os processos museológico, histórico e estético de objetos feitos de miçanga em povos indígenas da Amazônia





Tanga de Miçangas - Tiriyó. Acervo Museu Goeldi.

 


Carlos Eduardo Chaves

Doutorando em Antropologia Social
Universidade Estadual de Campinas

Bolsista CAPES



A presente comunicação tem como intuito à divulgação da pesquisa realizada entre os anos de 2012 a 2014 no Museu Paraense Emílio Goeldi em Belém[1]. A atividade de pesquisa teve início após um período inicial de trabalho na Reserva Técnica Curt Nimuendajú (local de salvaguarda das coleções etnográficas) no qual tive contato com a cultura material de diversos grupos indígenas da Amazônia, objetos que datam do século XIX. Atualmente, no âmbito das doações para museus etnográficos, a renovação do acervo deste museu consiste na entrada cada vez mais frequente de objetos feitos de miçanga. Tendo isso em vista o objetivo da pesquisa foi analisar a miçanga como representação de contato com os “brancos” e outros povos indígenas, assim como as suas possibilidades estéticas no passado e no presente, juntamente com a circulação de mercadorias industrializadas nas aldeias. O intuito foi a realização de um estudo com caráter etnohistórico, estético e museológico referentes a objetos confeccionados de miçangas na reserva técnica do Museu Paraense Emílio Goeldi e em trabalho de campo. O estudo forneceu critérios comparativos entre os Mebêngôkre-Kayapó, Wayana-Aparai e Tiriyó, possibilitando assim obter dados relativos à entrada de contas de vidros em sociedades de contato antigo e atual.

Read more...


RESSIGNIFICAÇÃO TERRITORIAL E MINERAÇÃO EM GRANDE ESCALA EM UMA COMUNIDADE AFROCOLOMBIANA




Germán Moriones

Mestrando em Antropologia Social
Universidade Estadual de Campinas


Problemática

Este projeto tem o objetivo de estudar a disputa territorial entre a comunidade afrocolombiana de La Toma, que vive da mineração tradicional do ouro, e o Estado colombiano, que concedeu a uma empresa transnacional o direito de exploração industrial de larga escala do território ancestral da comunidade (Rojas et al., 2013). La Toma, localizada no sudoeste colombiano, tem sua origem em um processo de ocupação mineira iniciada em 1634, mas a concessão estatal à empresa transnacional, realizada no ano 2007, não respeitou os direitos étnicos e territoriais reconhecidos às comunidades negras a partir da Constituição Política da Colômbia de 1991, especialmente o direito à consulta previa. Tendo em vista os estudos antropológicos sobre comunidades negras desenvolvidos desde a década de 1950 na Colômbia, assim como a perspectiva teórica da ‘ecologia política’, pretendemos analisar a dinâmica territorial da comunidade de La Toma, desde suas práticas de gestão tradicionais até as suas estratégias de resistência diante do conflito recentemente instaurado, por meio do qual o território vai se carregando de novos significados e novas valorações.

Read more...


“QUERO UM AMOR SEM OBRIGAÇÕES” [1]

notas antropológicas sobre um estudo entre poliamantes



Matheus França

Mestrando em Antropologia Social
Universidade de Brasília
Bolsista CNPq


Em O Banquete, de Platão (1991: 57), Aristófanes, dramaturgo grego, discursa sobre a origem do amor. Conta ele sobre criaturas que outrora habitaram a Terra e que possuíam quatro braços, quatro pernas, duas cabeças. Por punição de Zeus, essas criaturas foram divididas ao meio, dando origem aos humanos como nos conhecemos. Nesse sentido, a concretização do amor só se daria no momento em que o sujeito encontra a sua metade, a outra pessoa que a completa. Por conseguinte, pode-se inferir que, no sentido dado na obra a partir do mito narrado, é somente por meio de duas pessoas que o amor eros – nos termos platônicos – teria forma real. Longe de qualquer tentativa de interpretação presentista (Stocking Jr, 1968: 211) do mito, trago esta imagem para ilustrar uma das principais questões da pesquisa que dá origem a este trabalho: a crítica que adeptos/as do “poliamor” realizam com relação à monogamia como orientadora das relações afetivo-amorosas ocidentais. A ideia central entre minhas e meus interlocutoras/es é de que “é possível amar mais de uma pessoa ao mesmo tempo” e inclusive estabelecer uma relação amorosa entre três pessoas ou mais. Nesse sentido, meu objetivo neste artigo é apresentar o trabalho que venho desenvolvendo no mestrado. Trata-se de uma pesquisa sobre o poliamor, que em linhas gerais é descrito por suas/seus adeptas/os como uma perspectiva de relação que não se pauta na monogamia e que tem como centralidade a rejeição ao sentimento do ciúme como válido para a vivência de relações amorosas. Muito embora tal definição não seja estanque, ainda que para enunciá-la eu esteja pautado em falas que frequentemente escuto em campo. Voltarei a essa discussão mais à frente.

Read more...


A POLÍTICA PÚBLICA QUILOMBOLA

questões analíticas e práticas na comunidade de Conceição do Imbé

 

 

 

Proscila Neves da Silva


Trecho da comunidade quilombola de Conceição do Imbé com as serras do Parque Estadual do Desengano ao fundo. Créditos: Priscila Neves da Silva.




Priscila Neves da Silva

Mestranda em Políticas Sociais
Universidade Estadual do Norte Fluminense
Bolsista FAPERJ/UENF



Introdução

Conceição do Imbé é uma comunidade rural da cidade de Campos dos Goytacazes/RJ, sendo sua formação fruto da desapropriação das terras consideradas massa falida da usina de cana-de-açúcar Novo Horizonte. A referida usina faliu em 1985 deixando os trabalhadores sem emprego e com salários atrasados, o que fez com que a população desempregada que morava nas terras da usina entrasse com processo na justiça, que culminou no Programa de Assentamento (PA) Novo Horizonte, criado pelo Decreto Nº 94.128/87 (NEVES, 2004). Dessa data em diante, a população de Conceição do Imbé passou a trabalhar em seus lotes e a viver como assentados rurais. Parte dela, pertencente à PA Novo Horizonte, iniciou em 2004 o processo junto à Fundação Cultural Palmares (FCP) demandando seu reconhecimento como remanescente das comunidades dos quilombos, tendo adquirido a referente certidão em setembro de 2005.

Read more...


A GUERRA DOS MUNDOS

reflexões epistemológicas por uma etnografia da situação colonial





Fillipe Guimaraes
Artesanatos Mayas de Cooperativa de Mulheres Quiché, feitos de caule de bananeira e palha de milho, Lago Izabal, Guatemala. Fotografia do Autor, 2010.




Filippe Da Silva Guimarães

Mestrando em Antropologia Social
Universidade Federal de Pelotas
Bolsista Capes



Neste texto, proponho reconstruir em termos de uma trajetória epistemológica minha problematização de um objeto antropológico até a qualificação de minha dissertação de mestrado em Antropologia pelo PPGAnt-UFPEL. Ao propor um projeto inicialmente intitulado O Milho Como Agência Nas Histórias Sociais De Nossamérica não tinha claro qual era meu objeto de pesquisa, meus objetivos e qual a metodologia deveria seguir para fazer uma etnografia histórica e textual. Como interesse específico, fui atrás de etnografias, mitologias, folclores e literaturas que traziam narrativas e rituais onde o milho dotado de humanidade seria em certos contextos um eu-humano dotado de ação e intencionalidades para o mundo ameríndio.

Read more...


MODOS DE CONECTAR CAMPO E TEXTO

sobre etnografia entre técnicas de estagiários do Projeto TAMAR




Ana Campos

Capa do documento “Projeto TAMAR, pesquisa e conservação: Lista de Publicações desde de 1980”. Crédito: site do projeto TAMAR

 


Ana Cecília Oliveira Campos

Graduanda em Ciências Sociais
Universidade Federal do Espirito Santo
Bolsista PIBIC


 

Introdução

Este artigo reflete sobre técnicas de agentes técnicos estagiários do Projeto TAMAR, ICMBio em Regência- vila de pescadores no Norte do Espirito Santo- conectam campo e texto. O que abordarei como “campo” do TAMAR são as atividades de monitoramento de praia. Enquanto a ideia de “texto” será usada para fazer referência à produção de pesquisa vinculada ao TAMAR. A intenção é tornar visível essa abordagem à partir de minha presença em campo, em especial, em reuniões e treinamentos- de caráter prático e teórico.

Read more...


AUROVILLE

aire de recherche, ère de la quête du sens





1

La photographie illustre Auroville aujourd'hui. On observe l'éolienne du puits de Fertile camouflée par la végétation. Source : http://www.auroville.org/gallery/Giorgio_Molinari/1421.jpg



Marie Horassius

Doctorante en Anthropologie
École des Hautes Études en Sciences Sociales

 

Nouveaux débats...

L'anthropologie est une science récente et éminemment contemporaine. À son origine, elle étudiait des cultures et des peuples délimités et inscrits dans un espace spécifique. Les chercheurs, à l'heure actuelle, sont confrontés à de nouveaux sujets et de nouvelles pratiques qui doivent aussi être analysés par le regard anthropologique. Ainsi ai-je choisi le sujet d'Auroville : « communauté internationale » située en Inde du Sud (Tamil Nadu). Ce terrain me semblait être représentatif des enjeux contemporains face auxquels l'anthropologie et la recherche font front aujourd'hui. Ce champ de recherche est une science inscrite dans le monde et selon nous, engagée dans les grandes réflexions sociales. À quoi peut servir l'anthropologie si elle refuse aujourd'hui d'étudier le monde qui l'entoure et d'entrer dans les nouveaux débats ?

Read more...


IMAGEM E RITUAL

a fotografia e o sutra lótus primordial




Alexsânder Nakaóka Elias

Doutorando em Antropologia Social
Universidade Estadual de Campinas
Bolsista Capes

           

Um tema: Antropologia, fotografia e ritual

A escolha de uma corrente específica do Budismo para desenvolver esta pesquisa – a Honmon Butsuryu-shu – se faz necessária tendo em vista a grande quantidade de monastérios e correntes budistas existentes no Brasil e no mundo. Como seria inviável realizar uma pesquisa de campo satisfatória em todos os monastérios existentes no país, a Catedral Nikkyoji foi escolhida em razão da sua localização (próximo de Campinas) e por pertencer à tradição Mahayana[1].

Read more...

 

THUG LIFE E ATIVISMO SOCIAL

 

construções de masculinidades de protesto nos bairros populares da Cidade da Praia (Cabo Verde)

 

 

 

Silvia Stefani

Doutouranda em Ciências Sociais
Università degli Studi di Genova

 

 

Introdução

O presente texto refere-se à pesquisa desenvolvida no âmbito do Mestrado em Antropologia Cultural e Etnologia pela Universitá degli Studi di Torino (Itália). Essa investigação analisa os modelos de masculinidades próprios da sociedade cabo-verdiana atual, visando a indagar os processos de construções da performatividade de gênero masculino, segundo a definição da Butler (1990), e suas atuais transformações. O estudo é baseado nos dados qualitativos recolhidos no ano 2014 ao longo de seis meses de trabalho de campo no contexto urbano da Cidade da Praia, capital de Cabo Verde. Cabo Verde é um arquipélago constituído por dez ilhas ao largo do promontório homónimo no Senegal. O arquipélago se encontra em pleno Oceano Atlântico, posição que o torna isolado, mas, ao mesmo tempo, ponto de conexão estratégico entre Africa, América e Europa. Essa característica se reflete tanto no passado das ilhas, nodo focal do comercio de escravos, quanto no atual fenómeno das migrações cabo-verdianas que se distribuem nos três continentes limítrofes. A capital, Praia, situada na ponta meridional da ilha de Santiago, foi centro do movimento de libertação contro a colonização portuguesa terminada no 1975 e hoje é a sede do governo e dos serviços nacionais.

Read more...

 

RECUA, POLÍCIA, RECUA. É O PODER POPULAR QUE TÁ NA RUA

 

Ocupação do espaço público e esquemas emergentes de ação coletiva em Porto Alegre

 

 

1 

 

 

 

Patricia Kunrath Silva

Doutoranda em Antropologia Social
Universidade Federal do Rio Grande do Sul
Bolsista do CNPq

 

 

Introdução

Movimentos sociais, ação coletiva, militância política e ocupação do espaço público têm sido temas privilegiados na produção das Ciências Sociais[1].  A cidade de Porto Alegre foi e tem sido palco, especialmente entre os anos de 2012 e 2013 – e nisso veja-se o contexto das eleições municipais em 2012 para prefeitura e dos preparativos para a Copa do Mundo em 2014 – de inúmeros atos de contestação e tentativas de (re)apropriação do espaço público mediados pelas redes sociais e extrapolando o universo de coletivos já consolidados na cidade, tais como os movimentos Utopia e Luta, Tribos nas Trilhas da Cidadania e o Levante Popular da Juventude[2].

Read more...

 

STUDY OF MYTH AND ANTHROPOLOGY OF THE BODY

 

 

Thierry Veyrié

PhD student
American Indian Studies Research Institute
Indiana University

 

 

Myth and body may seem rather independent concepts but they are, in fact, deeply interrelated. In my master’s degree thesis at the École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), I tried to identify in Northern Paiute subsistence and rituals some emic gestures that appeared regularly in the historical literature such as scratching, exemplified by the digging-stick and the scratching stick, and associated to femininity; and piercing, the male technique for hunting. The current step of my research is to continue discerning emic techniques and gestures in the Northern Paiute myths previously recorded, but also to conduct fieldwork and collect more stories. My focus on gestures implies an analysis of the concept of body I will try to sketch out in this paper.

Read more...